Et si cette
proposition de charte éthique CI-DESSOUS était soumise aux candidats-es que
nous connaissons……..
Jean Pierre
ZOLOTAREFF
Charte éthique des collectivités territoriales
anticor
CHARTE ETHIQUE DES COLLECTIVITES TERRITORIALES
Préambule
La personne morale ou physique signataire s’engage à appliquer et à
faire respecter les propositions indiquées dans cette charte qui sont
compatibles avec les lois actuelles. Pour les autres propositions, elle
s’engage résolument à s’investir pour les faire aboutir en changeant la
loi.
Cette charte est composée de 11 points classés en 3
parties :
- Les engagements des élus
- La démocratie locale et son contrôle
- La gestion des finances publiques
(Les modalités de signature de cette charte sont en toute fin de
document.)
O O O O O O O O O
A) LES ENGAGEMENTS DES ÉLUS
1) Non cumul et limitation des mandats et des fonctions
exécutives
Le cumul des mandats et des fonctions exécutives (par exemple dans
les syndicats des eaux, des ordures ménagères, etc…), dans le temps et
l’espace, est un facteur favorisant le clientélisme et générant des conflits
d’intérêts.
Afin de servir au mieux l’intérêt général, un élu doit se consacrer
entièrement à son mandat et à la réalisation de ses engagements électoraux.
C’est un élément déterminant pour restaurer la confiance des citoyens envers
ceux qui les représentent et pour éviter la collusion entre les pouvoirs
politiques, économiques, financiers et médiatiques.
La limitation des mandats dans le temps s’entend comme interdisant
plus d’un renouvellement du même mandat. C’est aussi le gage de l’indispensable
renouvellement de la classe politique. La limitation dans l’espace s’entend
comme interdisant d’accomplir un mandat exécutif et une fonction exécutive ou
un autre mandat exécutif en même temps.
L’élu ayant un seul mandat exécutif, la règle dite de l’écrêtement
disparaîtra automatiquement. Rappelons qu’aujourd’hui, du fait du plafonnement
des indemnités perçues par un élu ayant de multiples casquettes, celui-ci
distribue à sa convenance le trop perçu à des affidés, multipliant ainsi les
risques de dépendance, de collusion et de corruption.
Parallèlement, Anticor considère indispensable l’établissement d’un
véritable statut de l’élu, qui doit être un contrat de mandat comprenant des
droits (notamment le congé électif pour le retour des salariés du privé dans
leur entreprise) et des obligations.
2) Formation obligatoire des élus aux bonnes pratiques de
gestion
La formation des élus est actuellement un droit. Elle doit devenir
une obligation, notamment pour les nouveaux élus en début de mandat, qu’ils
soient en charge de délégations ou qu’ils soient dans l’opposition. Un simple
militant ou citoyen, qui devient élu du jour au lendemain, doit rapidement être
en capacité d’exercer au mieux une saine gestion des deniers
publics.
En contrepartie de cette obligation, les formations devront se
dérouler dans la collectivité même de l’élu, ou à défaut dans son département
de manière exceptionnelle.
Cette formation devra être un véritable outil pour lutter contre les
dérives (gaspillage, malversations, corruption, favoritisme…), notamment dans
les domaines de l’élaboration et du contrôle du budget, de la passation des
marchés publics, de l’exécution des délégations de services publics… C’est
aussi un instrument d’égalité entre tous les élus, quelle que soit leur
expérience personnelle, au bénéfice des citoyens et des
contribuables.
3) Mise en place d’une autorité éthique
territoriale
Les assemblées territoriales mettront en place un comité d’éthique
indépendant à chaque renouvellement, chargé de prévenir les conflits d’intérêts
au sein de cette assemblée et de trancher tout problème d’éthique qui se
présenterait durant le mandat.
Ce comité, qui ne pourra comprendre le Maire ou le Président du
Conseil délibérant, pourra être saisi par chaque citoyen de tout problème
d’éthique concernant des élus de l’assemblée territoriale ou leurs décisions.
Ses avis motivés seront communiqués à l’assemblée territoriale lors du Conseil
suivant.
Pour trancher des litiges éthiques concernant l’un des membres de
l’assemblée, ce comité aura pouvoir de faire inscrire à l’ordre du jour de
l’assemblée une délibération à voter à bulletin secret.
Récipiendaire des déclarations d’intérêts privés et associatifs de
chaque élu en début de mandat, le comité indiquera avant chaque Conseil si des
élus doivent s’abstenir de participer au débat et au vote de certaines
délibérations.
Ses avis pourront notamment permettre d’éviter un certain nombre de
requêtes au Tribunal Administratif, de saisies de la Commission d’Accès aux
Documents Administratifs et de recours en Préfecture, en éclairant mieux les
citoyens sur leur demandes et en rappelant publiquement aux élus certains de
leurs devoirs.
4) Lutter contre les conflits d’intérêt et favoriser la
transparence des élus
Afin d’éviter les risques de trafics d’influence, les candidats
s’engagent à déclarer, dans leur communication électorale, leurs liens
éventuels avec des groupes d’intérêts privés à vocation lucrative et avec des
associations. Il s’agit ainsi clairement de porter ces informations à la
connaissance des électeurs, des colistiers des candidats et, en cas
d’élection, de leurs futurs collaborateurs administratifs.
Pour une meilleure transparence, la déclaration obligatoire de
patrimoine et de revenus des candidats et des élus, au début comme à la fin de
chaque mandat, doit être assortie d’une déclaration de mise à jour annuelle. De
même, la déclaration de fin de mandat devra être publique 4 mois avant la fin
de ce dernier, pour permettre aux électeurs d’en juger à temps.
B) LA DÉMOCRATIE LOCALE ET SON CONTRÔLE
5) Reconnaissance de la place de l’opposition et affirmation de
ses droits
La reconnaissance et l’affirmation des droits de contre-pouvoir de
l’opposition : contrôle de la gestion de la majorité, droit d’expression,
conditions de travail… doivent se traduire par un changement radical des
pratiques souvent en cours aujourd’hui.
Dès le début de la mandature, des propositions précises seront
faites par la majorité. En particulier, la présidence de la commission d’appel
d’offres devra être confiée à l’opposition. Cette dernière devra être
représentée dans toutes les commissions, y compris dans les commissions
d’attribution des logements sociaux, des places en crèche et dans la commission
d’attribution des subventions (à créer si nécessaire). Elle devra également
être représentée dans les Conseils d’administration et Comités directeurs de
tout organisme fonctionnant majoritairement grâce aux finances
territoriales.
6) Contrôle par les citoyens de la gestion de la
collectivité
Dans une République décentralisée, les citoyens doivent être de
véritables acteurs de la démocratie locale. Nous préconisons un partenariat
citoyens-élus, pour évaluer les politiques publiques, en amont et en aval des
décisions.
Il s’agit d’élargir et de renforcer le rôle des commissions
consultatives de service public en leur donnant un pouvoir délibératif. Elles
deviendraient ainsi de véritables commissions d’arbitrage et d’évaluation. Le
contrôle des associations subventionnées pourra leur être également confié.
Dans ces commissions, les personnalités qualifiées seront désignées de façon
pluraliste et non pas uniquement par le Président de la collectivité
territoriale. Ces commissions auront le pouvoir d’exiger de la collectivité la
réalisation d’un audit externe.
S’agissant plus particulièrement du contrôle de l’exécution des
délégations de services publics, les citoyens doivent être associés à la
surveillance de l’évolution des coûts et des prix, par rapport à la qualité du
service rendu. Les ratios des coûts pour la gestion de l’eau, des déchets etc.,
seront publiés chaque année.
Les comptes-rendus de toute réunion de commission, ainsi que les
attributions de subventions et d’aides économiques, seront consultables sur le
site de la collectivité (ou affichés en l’absence de site), dans le respect des
obligations légales de confidentialité pour les appels d’offres et
l’urbanisme.
Les rapports des Chambres Régionales des Comptes sur la gestion de
la collectivité, tout comme les Plans Locaux d’Urbanisme, seront communiqués
très largement sur tous les supports de la collectivité. Les dépenses de
communication seront clairement publiées chaque année, avec un rappel
transparent des dépenses des années précédentes. Un bilan d’activité annuel
devra être porté à la connaissance de l’ensemble des citoyens de la
collectivité.
Par ailleurs, les citoyens doivent avoir facilement accès à tous les
dossiers non confidentiels, sans manœuvre dilatoire.
Les conseillers de quartier ne pourront plus être désignés
uniquement par le Maire et sa majorité : ils seront soit élus, soit
désignés de façon pluraliste.
L’expérience montre que la mise en œuvre des consultations
citoyennes et des référendums d’initiative citoyenne doit respecter des règles
trop contraignantes pour aboutir aisément. Les signataires de cette charte
s’engagent à faciliter ce type de consultation de démocratie directe et à en
accepter sans réserve les conséquences.
7) Reconnaissance de l’intérêt à agir de chaque élu au bénéfice
de sa collectivité
Trop de signalements d’anomalies par des élus sont rapidement
écartés sans aucune investigation, au prétexte que ces élus « ne sont pas
lésés personnellement ». Les signataires de la présente charte demandent
une modification de la loi permettant la reconnaissance de l’intérêt à agir de
chaque élu, représentant des citoyens, pour tout problème concernant la gestion
de sa collectivité : en Justice, auprès des Chambres Régionales des
Comptes, auprès des organes de contrôle de la concurrence…
8) Reconnaissance du droit d’alerte pour tous les employés
territoriaux
Le droit pénal fait obligation aux fonctionnaires et aux citoyens de
dénoncer toute malversation dont ils auraient connaissance, mais il n’existe
pas de protection pour les employés des collectivités territoriales,
garantissant l’exercice serein de ce droit dans leur sphère
professionnelle. Les fonctionnaires ont le devoir de refuser d’exécuter un
ordre manifestement illégal, mais les pressions sont telles que peu d’entre eux
osent se le permettre. Nous proposons donc un élargissement du droit d’alerte
aux employés des collectivités territoriales, comme le prévoit déjà le code du
travail en matière de sécurité, ce droit comprenant une protection contre
le licenciement en cas d’alerte éthique.
C) LA GESTION DES FINANCES PUBLIQUES
9) Gestion des deniers publics transparente et
rigoureuse
Les élus doivent servir et non se servir. La gestion de l’argent
public doit se faire de façon exemplaire, dans l’intérêt général et non pas à
des fins partisanes ou personnelles.
Les budgets annuels doivent être lisibles par l’ensemble des
citoyens, grâce à des outils comprenant des ratios de gestion simples, fiables
et comparatifs. En effet, les différents postes du budget doivent aisément
pouvoir être comparés à ceux des collectivités de taille et d’environnement
similaires, comme à ceux des années précédentes.
L’ensemble du budget et du compte administratif annuel doit être
accessible par internet, afin que les citoyens qui le souhaitent puissent en
prendre connaissance.
10) Délits financiers des élus
Le législateur a prévu la possibilité d’inéligibilité jusqu’à 10 ans
d’un élu condamné pour corruption, sans automaticité de la peine. Dans la
pratique, le juge reste souverain et les condamnations sont rarement de plus
d’un an. Outre le fait que les peines sont le plus souvent amnistiables, il est
anormal et choquant qu’un élu ayant détourné l’argent du contribuable puisse se
représenter à une élection, alors qu’un fonctionnaire ou un comptable dans une
société se verrait révoquer définitivement. Il en est de même de certaines
professions qui exigent un casier judiciaire vierge.
Les signataires de la présente charte sont favorables à
l’instauration d’une nouvelle clause d’éligibilité, à savoir l’absence de toute
condamnation pour des délits ayant trait à la gestion de l’argent public, même
en cas d’amnistie de cette condamnation. Une telle mesure est la meilleure
sanction dissuasive contre la corruption.
Tout élu condamné pour un tel délit sera démis de ses fonctions
exécutives et verra ses délégations retirées, provisoirement après une
condamnation en première instance, et définitivement si la condamnation devient
définitive. Ce principe s’inspire de la morale républicaine qui veut que tout
élu soit un modèle d’exemplarité pour l’ensemble des citoyens.
11) Réglementation stricte du lobbying
Les nombreux exemples de dérives dues au lobbying ont démontré qu’il
fallait réglementer strictement celui-ci. Non seulement la transparence doit
être la règle sur les actions de démarchage faites par les entreprises, mais il
convient d’en encadrer l’usage aux seules dépenses liées à leurs domaines
d’exercice.
Si des élus peuvent entendre, auditionner, rencontrer des groupes
d’intérêt, c’est à condition que cela soit fait collégialement et avec une
annonce publique préalable de ces rencontres, afin de préserver l’équité entre
les différents groupes d’intérêts et la transparence due aux
citoyens.
Tout élu s’interdira d’exercer des pratiques d’influence intéressées
au sein de sa collectivité. Les seuls cadeaux qu’il pourra accepter seront des
échantillonnages de présentation des entreprises. Chaque élu doit s’engager à
révéler toute tentative de pratique d’influence privée de la part
d’entreprises, groupements, sociétés… dont il aurait connaissance, afin de
préserver l’éthique des marchés publics.
Les grandes entreprises impliquées dans les scandales de corruption
et de financement occulte des partis politiques bénéficient encore aujourd’hui
des marchés publics. Afin d’être dissuasif dans la poursuite de pratiques
corruptrices, il conviendrait d’interdire de postuler pour un marché public à
toute entreprise ayant versé des pots de vins ou ayant pratiqué des ententes
illicites avec d’autres entreprises pour obtenir un marché.
Les signataires de cette charte s’engagent à ne pas retenir pour
leurs marchés publics une entreprise condamnée pour corruption.
Signataire :
Le ou la signataire reconnaît avoir entièrement lu et approuvé
les 11 points de la Charte Éthique des Collectivités Territoriales, qui est en
ligne à ce jour sur le site « Anticor.org », et qu’il ou elle
s’engage à respecter.
Personne morale :
Adresse :
Personne
physique :
Nom :
Prénom
Adresse :
Fait à
Date
Signature
NOTA BENE :
Les signataires de cette charte éthique des collectivités
territoriales autorisent l’association Anticor, en cas de non-respect par
eux-mêmes des propositions de cette charte qui sont compatibles avec les lois
actuelles, à communiquer publiquement par tout moyen auprès de leurs électeurs
de ce non-respect de leurs engagements.
Les signataires peuvent faire part publiquement de leur
signature de cette charte dans leurs communications sauf avis contraire de
l’association, mais ils ne peuvent utiliser le logo d’Anticor sans
l’autorisation expresse de cette dernière.
MODE D’EMPLOI
Cette charte s’adresse aux candidats et aux élus des collectivités
territoriales.
Elle a pour objectif premier de faire en sorte qu’une
collectivité territoriale s’engage à soutenir et appliquer les propositions
d’Anticor y figurant.
Dans ce premier cas, la majorité de cette collectivité locale sera en charge
de présenter la charte au Conseil délibérant et de la faire voter par
l’ensemble des élus la composant. Cette collectivité territoriale
pourra alors recevoir le label Anticor, qui devra être confirmé chaque
année.
Si cela n’était pas possible, l’opposition, dans son
ensemble, pourra signer la charte éthique des collectivités
territoriales (C.E.C.T.), afin de la soutenir et de la promouvoir.
Troisième possibilité : la C.E.C.T. peut de même être signée
par l’un des groupes d’opposition.
Enfin, il restera la solution, pour chaque élu le souhaitant, de signer
personnellement la C.E.C.T.
MODALITÉS DE SIGNATURE DE LA CHARTE :
- Vous pouvez la télécharger au format PDF : Charte
Anticor Collectivités locales
et nous la renvoyer signée à ANTICOR : 5 avenue des Piliers 94210 La
Varenne Saint Hilaire.
- Vous pouvez également imprimer la page de signature de cette charte, la
signer, la scanner et nous la renvoyer par mail à
giletcat@neuf.fr en indiquant
« Signature Charte » en titre de votre mail.
- Vous pouvez enfin remplir la fiche ci-dessous de
signature par mail en la « copiant-collant » et la
renvoyant à
giletcat@neuf.fr en indiquant
« Signature Charte » en titre de votre mail.
FICHE DE SIGNATURE DE LA CHARTE ANTICOR PAR
MAIL
(à copier-coller intégralement dans votre mail à envoyer
à giletcat@neuf.fr
en indiquant en titre de votre mail : « Signature
Charte »)
Le ou la signataire reconnaît avoir entièrement lu et approuvé les 11 points
de la Charte Éthique des Collectivités Territoriales, qui est en ligne à ce
jour sur le site « Anticor.org », et qu’il ou elle s’engage à
respecter.
Il ou elle reconnaît qu’Anticor pourra communiquer publiquement au sujet du
non-respect par lui-même ou par elle-même des propositions de cette charte qui
sont compatibles avec les lois actuelles.
Si le ou la signataire approuve cette Charte Éthique d’Anticor au nom d’une
association, il reconnaît être dûment habilité pour le faire et être en mesure
d’en fournir un justificatif sur demande.
NOM :
PRÉNOM :
Le cas échéant, au nom de l’association :
ADRESSE :
TÉLÉPHONE :
MAIL :
POUR LES ÉLU(E)S :
- Mandat électif :
- Parti ou mouvement politique :
- Sans étiquette :
FAIT À
LE
SIGNATURE :
--
Anne-Laure
Faugere
lauriefaugere@gmail.com